Jeudi 4 novembre 4 04 /11 /Nov 12:15

Les Femmes Doivent-elles se Couvrir la Tête dans l’Église ? 

Kenneth Hagin

Une lecture hâtive de ce passage amènerait à croire que Paul ordonne à toutes les femmes partout dans le monde, et dans tous les temps, de se voiler ou de se couvrir la tête lors des réunions d'église. De nos jours, de nombreuses femmes consciencieuses ont peur d'enlever leur chapeau dans l'église, par crainte de violer ce passage.
© Photographe Edtions Victoire

Lire tout le passage:

3 Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.4 Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef.Lire la suite

Une lecture hâtive de ce passage amènerait à croire que Paul ordonne à toutes les femmes partout dans le monde, et dans tous les temps, de se voiler ou de se couvrir la tête lors des réunions d'église. De nos jours, de nombreuses femmes consciencieuses ont peur d'enlever leur chapeau dans l'église, par crainte de violer ce passage.

La question essentielle est celle-ci : est-ce une obligation partout et pour toujours ? Examinons cette écriture de plus près, parce que si elle s'applique à nous à l'heure actuelle, nous devrions y obéir.

Sur quoi Paul base-t-il l'ordre que les femmes doivent se voiler la tête dans un service religieux? Tout d'abord, il ne dit pas que c'est irrespectueux de ne pas le faire. Il ne dit pas non plus que cela déplait au Seigneur. Si c'était le cas, il n'y aurait aucune échappatoire à ce commandement.

Déférence au chef

Au chapitre deux, nous avons lu le passage où Paul affirme que le mari est le chef de sa femme. C'est sur cette base que repose l'argumentation de Paul. Nous allons relire notre texte dans la Bible Annotée, pour plus de clarté :

3 Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.4 Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef.Lire la suite

Dans notre pays, nous sentons instinctivement que c'est incorrect pour les hommes de se couvrir la tête lors des services religieux. J'ai été à des réunions où, si un homme venait s'asseoir avec son chapeau, on venait lui demander de l'enlever. Cependant, chez les Juifs, c'est la coutume opposée qui est de rigueur. Dans les synagogues juives, encore de nos jours, les hommes doivent avoir la tête couverte.

Lorsque nous avons visité la mosquée à Jérusalem, nous devions enlever nos chaussures et les laisser à la porte. Dans les pays musulmans, les adorateurs n'enlèvent pas leur chapeau, mais leurs chaussures. Le Seigneur avait dit à Moïse : « Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. » (Exode 3:5). Il n'a fait aucune allusion à son couvre-chef.

Alors, pourquoi Paul protestait-il contre les hommes qui prient ou prophétisent la tête couverte ? La réponse apparaîtra clairement un peu plus tard ; mais pour le moment, disons simplement que le port d'un voile ou d'un couvre-chef était le signe qu'une personne présente et visible était le « chef ».

Paul disait que si une femme priait ou prophétisait la tête découverte, elle déshonorait son chef. Il n'a pas dit qu'elle déshonorait Dieu, mais son chef, son mari qui était présent.

Le voile était pour la femme un symbole de soumission à son mari. Il établissait sa position subordonnée dans la vie privée, et représentait un rite significatif dans le mariage.

Marcus Dodd a déclaré ceci : « Du fait de leur reconnaissance en tant que membres du corps de Christ, l'abandon du voile par les femmes chrétiennes montrait leur affranchissement de cette position subordonnée dans laquelle elles se trouvaient... ».

C'est aussi la signification du voile que portent encore les femmes dans la cérémonie du mariage. Et, pour les femmes qui désirent se faire religieuses, la tradition de « prendre le voile » subsiste encore. Là encore, il ne s'agit pas des femmes en général, mais de la relation mari-femme. Par déférence (honneur) pour Christ, l'homme ne devrait pas se couvrir la tête. Mais une femme devrait couvrir la sienne par honneur pour son mari, et par respect pour les anges que nous croyons être présents durant l'adoration publique, lesquels seraient affligés par un quelconque désordre.

A.S. Worrell a dit ceci : « Les anges sont des esprits serviteurs, et, étant présents alors qu'ils exercent leur service … ils seraient choqués si une femme outrepassait sa position et cherchait à dominer l'homme. »

A l'époque de la Bible, le ministère des anges était plus hautement estimé qu'il ne l'est aujourd'hui. Quel impact extraordinaire cela aurait-il dans nos assemblées et réunions de prières, si nous étions conscients de la présence de ces messagers célestes. Ils sont présents. La Parole de Dieu le dit.

Dans le crédo des églises baptistes, on trouve cette déclaration : « Nous entrons dans cette alliance maintenant, solennellement et joyeusement, en présence de Dieu, des anges, et de cette assemblée, …», reconnaissant ainsi la présence des anges.

Respect des coutumes sociales

Une autre raison pour laquelle la femme doit, selon Paul, paraître à l'église la tête couverte, est le respect des coutumes (ou habitudes) sociales.

Remarquez ce qu'il dit au verset 16 de la première épître aux Corinthiens : « ... nous n'avons pas cette habitude ...»

« Or, s'il est honteux pour une femme d'avoir les cheveux coupés ou d'être rasée, qu'elle se voile. » (verset 6). Paul déclare ici que, si une femme apparaissait dans une réunion d'église publique sans avoir la tête couverte, c'était comme si elle venait les cheveux coupés ou la tête rasée. Or à cette époque, à Corinthe, cela était contraire à la bienséance.

A ce sujet, Marcus Dodd disait : « Parmi les Grecs, la coutume universelle exigeait que la femme apparaisse en public la tête couverte, habituellement avec le coin de son châle replié sur la tête comme un capuchon. C'est pourquoi Paul n'a pas insisté pour que les femmes couvrent leur visage comme dans les pays orientaux, mais seulement leur tête. Elles pouvaient s'abstenir de le faire uniquement en privé dans les endroits où elles étaient à l'abri des regards.

Le voile était donc reconnu comme une marque d'isolement. Il démontrait que celle qui le portait était une personne privée et non publique - exerçant ses fonctions à la maison, non à l'extérieur - dans son foyer, et non en ville. Les deux sexes considéraient le voile comme étant l'emblème le plus authentique et le
plus précieux de la position de la femme. »

De nos jours, dans notre pays, les coutumes sont bien différentes. L'humilité d'une femme ne se démontre pas par le port d'un voile ou d'une capuche en public. La véritable modestie féminine se reconnaît à des manières honnêtes et sans prétentions, une attitude ouverte, un regard sincère, de la même manière qu'à Corinthe, du temps de Paul, elle se voyait par le port du voile.

Les épouses vertueuses portaient le voile sur leur tête en signe de soumission à leur mari. Une femme mariée qui serait apparue la tête découverte à cette époque-là aurait scandalisé l'église. Les étrangers auraient pensé qu'une telle femme était une femme de mauvaise vie! Une telle conduite l'aurait affectée ainsi que son mari : elle l'aurait déshonoré.

Coutumes dans les pays occidentaux

Dans les pays occidentaux, nous avons nos propres lois sociales et nos traditions. Au début du siècle dernier, dans la plupart des églises, il y en avait une qui imposait aux hommes de s'asseoir d'un côté de l'église et aux femmes de s'asseoir de l'autre côté. J'ai été dans le ministère pendant plus de 65 ans, et il n'y a pas si longtemps, j'ai prêché dans des églises où cette coutume persistait encore. Un homme n'osait pas s'asseoir du côté des femmes, pas plus qu'une femme du côté des hommes. C'était leur tradition. Et vous aviez intérêt à vous y conformer, sinon ils auraient pensé que vous étiez des rebelles.

Il y a longtemps, un incident eut lieu dans l'église baptiste de Boston : les diacres s'étaient rassemblés à l'extérieur pour décider de ce qu'il fallait faire au sujet d'un homme marié qui était venu avec son épouse et s'était assis à côté d'elle du côté des femmes. Après délibération, ils optèrent pour une mesure radicale. Ils le rejoignirent donc, l'attrapèrent par le col et le jetèrent dehors. Il avait enfreint leur coutume !

,Donald Gee était pasteur et enseignait la Bible. Il exerçait son ministère en tant que membre des Assemblées de Dieu en Grande-Bretagne et en Irlande. Il voyagea beaucoup dans les milieux pentecôtistes en Europe, Afrique, Australie, en Orient, ainsi qu'en Amérique du Nord.

En décrivant ses premières expériences à la fin des années 1920 et suivantes, il raconta son arrivée dans un certain pays où il était allé pour enseigner. Le missionnaire n'était pas venu à sa rencontre. Il avait envoyé à sa place un indigène qui parlait anglais pour l'accueillir.

« Attendez ici, dit-il. Le missionnaire va arriver. Il a été retenu malgré lui. »
Gee raconta qu'il faisait froid, et ils étaient là à attendre à l'extérieur, sans endroit pour s'asseoir ou s'abriter.
« J'avais très froid, dit-il, aussi je faisais les cent pas, je tapais des pieds pour activer la circulation du sang. Je continuais de marcher jusqu'à ce que je commence à me réchauffer un peu. Ce faisant, je me mis à siffler un air religieux. Soudain, je remarquai que l'indigène m'observait du coin de l'oeil. »

Finalement, il me dit : « Si j'étais vous, je ne ferais pas cela. »
- Faire quoi ? Lui demandai-je.
- Siffler.
- Mais pourquoi ?
- Dans ce pays, c'est vulgaire de siffler. Si quelqu'un de l'Assemblée vous entend, personne ne viendra vous écouter prêcher. »

Gee écrivit : « J'ai dû me conformer à leur coutume pendant que j'étais là-bas. Mais j'appris vite... Et tandis que je voyageais à travers le monde, je tâchais toujours de savoir, avant d'aller dans un nouveau pays, ce que je pouvais ou ne pouvais pas y faire. »

Si vous voulez être un témoin efficace pour le Seigneur Jésus-Christ, vous avez intérêt à vous conformer aux us et coutumes des peuples. Je suis certain que si, de nos jours, le port du voile par les femmes mariées était de mise, il ne serait pas sage de l'ignorer. Si les gens considéraient comme impudique le fait de ne pas se voiler, il serait vraiment judicieux pour ceux qui cherchent à faire progresser la cause de Christ de s'y conformer. La violation des lois non écrites de la société a rendu stérile le ministère de plus d'un prédicateur.

A la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, un des leaders d'une dénomination pentecôtiste américaine se rendit en Allemagne... (commander le livre)

Par vie-nouvelle.over-blog.org
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